Un tournant inattendu : quand Nathanaël tombe dans un piège. La scène se déroule dans une zone transitoire, à l'écart du boulevard principal où il a ses habitudes.
Nathanaël consulta sa montre, il était temps de se rendre à son rendez-vous. Il rejoignit le boulevard en évitant instinctivement le QG et commença à le descendre.
Il ne remarqua pas l’éboueur qui lui emboîta le pas.
De l’autre côté de la chaussée, le trottoir était quasi nettoyé de l’effervescence du marché. Construite à la place de fortifications, l’artère, large et austère, devenait une promenade grâce à l’ombre de ses platanes. Il pensa à son père qui s’extasiait souvent devant la richesse de ses immeubles, alliant sobriété au nord, du côté de leur arrondissement, et distinction au sud : le trottoir opposé appartenait au 1er arrondissement, et certaines constructions étaient, elles, enrichies de pierres de tailles et de sculptures. Trêves de rêveries : l’étudiant atteignit rapidement le Clos Jouve, d’un pas quasi militaire, une impatience nerveuse le poussant en avant.
Lorsqu’il s’enfonça dans la verdure épaisse du haut des Balmes, pour couper via la Montée Hoche après la fin du boulevard, une voix forte l’appela :
— Payin !
Il se retourna, étonné. Un éboueur descendait vers lui. Quand il arriva à proximité, il sortit soudain un revolver de sa poche et, les sourcils froncés et les pupilles contractées, il ordonna :
— Avancez tranquillement dans les escaliers et n’essayez pas de m’échapper !
FOX TROT: Meurtre au Village, Jean Ducreux Qui est Jean Devos ? On pourrait penser à un certain Raymond et…
écofiction : le rapport au vivent
Qu'est-ce que l'écofiction ? Une littérature qui éveille🌱
Portée de l'écofiction
L'écofiction est une branche littéraire peu connue qui explore la relation complexe et souvent tendue entre les Hommes et la nature. Loin d'être un simple décor, l'environnement y devient un personnage à part entière, un acteur central du récits. Et par ricochet, ces romans nous invitent à respecter le vivant et à nous interroger sur notre place sur Terre : cette branche est née dans les années 1960-70 avec la montée de l'écologie.
L'imaginaire au service de la prise de conscience
L'écofiction utilise la force de l'imaginaire qui sera toujours une façon efficace d'approcher la réalité - tout en se distinguant de procédés purement scientifiques. Ici, en embarquant le thème de l'interaction avec notre planète, l'histoire amène le lecteur face à des questionnements d'ordre écologiques.
Mosquée : une aura et une inspiration pour mon prochain livre
Un havre de paix inattendu : la mosquée de mon quartier 🕌
Une aura particulière
Il y a des lieux qui vous touchent, même quand vous ne vous y attendez pas. Pour moi, c'est la mosquée de mon quartier. Et non, je ne suis pas musulmane.
Ici, des croyants ou des chercheurs de foi viennent chercher la connexion avec le divin. Cette intention collective crée une atmosphère nimbée d'une force et d'une humilité à la fois, propices à la contemplation.
C'est pourquoi je me sens bien dans cette mosquée, que j'ai eu l'occasion de visiter plusieurs fois lors des Journées du Patrimoine. De l'extérieur, sa discrétion ne laisse pas forcément deviner la sérénité qui règne dans sa salle de prière.
Ici celle de... Tataouine : mosquée Al Abbesse, qui, pour moi, lui ressemble (des murs blancs et une moquette pourpre foncé). Et puis, j'aime l'ironie : Tataouine marque un éloignement dans un imaginaire lointain (même si c'est une localité située au sud de la Tunisie, aux confins du désert) alors qu'Al Abbesse me ramène aux abbayes que je connais.
Crédit photo : Mohatatou
Ouverture vers la religion musulmane
Malgré tout, je conviens que je me suis toujours intéressée à l'Islam. Cette religion résonne en moi, peut-être parce que ma propre foi chrétienne a toujours tenu une place dans mes décisions. Cette proximité spirituelle me rapproche de personnes qui vivent leur foi avec des convictions profondes, celles qui les portent au quotidien.
Et ceci, quelque soit la religion.
Et cette ouverture d'esprit m'est précieuse.
La mosquée : source d'inspiration littéraire
L'islam dans mes romans
La découverte de mosquées et des pratiques musulmanes m'a inspirée pour mes romans.
En rédigeant Ciao Bella, La vie l'emportera, dont certains personnages viennent d'Afghanistan, j'ai cherché à comprendre leurs pratiques. Je me suis heurtée à l'envers du décor à travers la montée des Talibans.
Plus récemment, cette compréhension et cette connexion m'ont amenée à choisir Ehsan, un personnage afghan, comme l'un des trois protagonistes centraux de ma prochaine novella. Dans cet écrit, ce jeune migrant trouvera d'ailleurs refuge et réconfort dans une mosquée, après avoir été victime de la religion dévoyée de son pays.
L'Affranchie : Une paysanne champenoise au siècle des Lumières Agnès, une jeune fille dégourdie du XVIIIe, s'accommode de son placement…
Une dédicace à Néronde Loire Samedi 24 mai Yves Montmartin Mélinda Schilge Une bibliothèque d’irréductibles lecteurs et amis des livres…