Après avoir survécu isolée sur une île suite à la montée des eaux, Mathilde trouve refuge auprès de Michel. Cette scène se déroule lors d'une fête, un rare moment de détente dans ce monde bouleversé. Ce passage propose le retour des cabines téléphoniques comme avancée écologique.
Extrait
Michel se lance dans un humour maladroit qui achève de détendre l’atmosphère déjà propice. Alors, je l'entraîne dans une danse qui aurait mis en transe le plus geek des informaticiens. Quand nous reprenons notre souffle, il me propose d’aller faire un tour. Lorsque nous contournons la maison, je suis un peu étonnée. Mais je comprends soudain : nous allons en direction de la cabine téléphonique. Afin de diminuer le risque lié aux radiations électromagnétiques, les écologistes les ont fait fleurir de nouveau un peu partout ces dernières années. « Rétros à souhait », disait Sylvain en parlant de ces cabines issues du passé.
Mathilde et Sylvain retournent à la Duchère en traversant un monde dévasté, car l'eau est montée de cinq cents mètres. Mais, des joyaux demeurent :
— Il ne manquait plus que ça. Une voiture maintenant !
En entendant Tony conseiller d’ouvrir les portières pour la vider de l’eau résiduelle, je ne peux m’empêcher de m’approcher, mue par une curiosité… certes quelque peu morbide. Il se trouve qu’à l’exposition, j’ai rencontré un romancier opportuniste voulant créer une intrigue dans l’air du temps (ou plutôt à l’image de l’eau apocalyptique ?) et il m’a appris que les cadavres conservés dans l’eau ne dégagent pas de mauvaises odeurs corporelles. Il m’a même parlé de momies qui avaient engagé un processus de saponification après un séjour dans l’eau.
Dans notre monde ultra-connecté, il est facile d'oublier les pionniers de la communication. Avant les e-mails et les SMS, il y avait les chevaucheurs de l'écurie du roi, véritables messagers royaux galopant à travers les campagnes. Ces cavaliers intrépides, équipés de... leurs bottes de sept lieues*, reliaient les différents points du royaume à une vitesse vertigineuse pour l'époque : un bon chevaucheur pouvait relier quatre relais dans une journée, soit une distance d’à peu près 90 km, ce qui était considérable pour l’époque. Le maître de poste, figure emblématique de ce réseau, veillait au bon fonctionnement des relais et assurait la fluidité des communications. Il est le « chevaucheur tenant la poste du roi » dont le titre disparait en France en 1873, à la suite du développement des chemins de fer et des gares ferroviaires. Mais, au temps des diligences, le maître de poste était une figure incontournable des routes. Tel que le définissait l'édit de Louis XI en 1464, il était le garant d'un réseau de relais assurant la circulation des courriers royaux.
Bien que leurs métiers aient disparu, leur héritage demeure !
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