Soutien de lectrices
Arrêt sur images 11 septembre 2017, chronique de Silly Cassin qui bénéficie d'une première version, en avant-première de mon roman…
Arrêt sur images 11 septembre 2017, chronique de Silly Cassin qui bénéficie d'une première version, en avant-première de mon roman…
Débuts d'une histoire où la fragilité côtoie l'espoir.
Incipit - Ciao bella :
L’urgence surgit : il fallait lui téléphoner.
Coupable.
Où se cachait ce fichu numéro ? Son esprit éparpillé cherchait dans les méandres de sa mémoire. Il aurait dû l'appeler depuis tellement longtemps. Le château de… ? Il ne se souvenait même plus de son lieu de résidence.
Il brassait d’une main. Les feuilles s’envolaient dans un tourbillon. Toute sa paperasse.
Le bout de papier devait se trouver dans sa mallette de carton-pâte, celle qu’il prenait pour se rendre chez elle autrefois. Un des renforcements d’angle avait sauté avec le temps. Il aurait dû être là, jaune.
Une photo effectuait un looping avant de rejoindre ses congénères : l’image de Rose et Justin, ses parents, se déposait lentement à ses pieds. Ses bords ciselés provenaient d’une époque révolue, d’un temps où les excentricités d’Emma animaient les conversations.
Pourquoi ne parlait-on plus d’elle ? Comment se faisait-il qu’il y eût un tel silence ?
Benjamin se réveilla en sursaut.
L'ambition est un thème récurrent de mes livres, en particulier ceux inspirés de mon expérience professionnelle. Ici Tanya aurait aimé…
Extrait
Après avoir traversé les paysages jaunis et ondulants des plaines du sud-ouest de la France, Benjamin s’engagea dans des lacets abrupts. Aux terres colorées atteignant parfois de sombres rouges succédaient des hauts reliefs calcaires émiettés. Devant lui, des barres rocheuses chapeautaient des langues puissantes, encerclant, à leur pied, de petites dolines fertiles et annonçaient les grands causses surplombant Prabès. Le chant des grillons s'atténuait au fur et à mesure qu'il montait. Au bout d’une demi-heure, il aperçut les murs d’enceintes du village, rongés par le temps. Une végétation rousse s’échappait de ses pierres grises par touffes rebelles. Une tour aux reflets mordorés marquait l'entrée. Il n’en restait pas grand-chose, mais ses fondations s’enracinaient avec obstination dans le sol.
Benjamin se gara sur une place craquelée par les racines de son chêne, puis redescendit une cinquantaine de mètres à pied. Il vit de loin l’enseigne « chez Lolo », qui avait perdu une lettre. À cet endroit, la rue cabossée et creusée de nids de poule était entaillée d’une terrasse en bois. Il pénétra à l’intérieur du bar d’un pas décidé.
Benjamin a pris des risques pour défendre ses convictions et retrouve enfin son collègue et ami, chez lui, en Italie.