M le maudit, film source d'inspiration littéraire Quand j'ai écrit ce roman historique, j'ai d'abord relu des archives personnelles venant…
Dans cet extrait, nous découvrons que Jeanne a toujours, en 1968, un faible pour les automobiles. (Elle est alors âgée d'une soixantaine d'années). Cette particularité, sur lequel le couple s'est construit d'ailleurs, les suit jusque dans la cuisine.
Extrait :
Un soir, Théo soumit, mine de rien, l’idée de nous séparer de la voiture, alors que nous étions à table avec une Lucie taciturne. Adepte de la voie consensuelle, il rompait ainsi le silence qui pesait sur nos dîners. Sa ruse fonctionna : Lucie souligna que, effectivement, la voiture était un gadget. Admirative, elle conclut que si nous parvenions à cet effort, ce serait un joli point marqué contre la société de consommation !
Bien que reconnaissante de l’effort de mon mari à ranimer la vitalité de notre protégée, je jugeai qu’il était dangereux de pousser si loin :
— Notre 2CV nous sera bien utile pour nous rendre dans les Alpes, rétorquai-je, critique. Nous y réfléchirons plus tard.
Je n’étais pas prête à souscrire à ce sacrifice, estimant qu’il apporterait des désordres majeurs dans notre vie. Même lorsque Théo émit la possibilité d’acheter un appartement plus grand en retour, je soupirai : il ne cesserait donc jamais de tirer des plans sur la comète. Je lui fis remarquer qu’à une époque, il ne jurait que par l’industrie automobile, qui nous avait fait vivre pendant de longues années, d’ailleurs ! Lucie dut sentir qu’il ne fallait pas insister. Elle s’éloigna.
Et voilà mon dernier roman : Jeanne n'est pas une jeune femme comme les autres. Nous sommes à Paris pendant…