La toute petite reine, Agnès Ledig Un mois après, je n'ai pas tout retenu de ma lecture. Non pas que…
Trames de romans, rebondissements
Avancées à la mesure d'un héros de l'ordinaire
Il m'arrive d'être agacée par ceux qui ne jurent que par le fameux plot twist (emprunté d'ailleurs au cinéma) au risque d'en oublier ce que vivent leurs personnages.
Aléas
Mes personnages affrontent certes des imprévus qui vont les détourner de la voie dans laquelle ils sont engagés, mais il ne s'agit pas d'un apprentissage qui va les métamorphoser. Certes, ces événements vont façonner leurs histoires en opérant des virages. Et ces accidents de parcours suscitent des situations énigmatiques, mais ils n'emportent pas les lecteurs dans des labyrinthes d'une complexité extrême.
Rétablissements
À vrai dire, je conçois ces
rebondissements comme des
leviers plutôt que des retournements, leviers qui font cependant grandir mes héros. Globalement : j'ai envie de conserver une forme d'
optimisme, quoi qu'il advienne, en mettant des
obstacles de taille sur le parcours de mes héros (pour stimuler tout même l'imagination), tout en tenant à ce qu'ils restent des
héros de l'ordinaire.
crédits photos :
@Kiri KarmaSonya Lebled Ce roman donne la part belle à un dauphin et ici, l'anthropomorphisme fonctionne bien. Certes, nous savons que…
Le château d'eau de la Duchère : un géant méconnu Le quartier de la Duchère à Lyon abrite un édifice…
Dans un monde où l'électricité n'est plus qu'un lointain souvenir, la survie prend un sens nouveau. Dans mon roman, À la hauteur, j'explore les défis d'une société post-apocalyptique, où l'eau devient une ressource cruciale, car difficile à obtenir. On espère remettre en route des infrastructures passées, comme les châteaux d'eau, mais il faut bien se débrouiller en attendant.
Extrait :
À la sortie du village, je repère un bidon bleu. Mes grands-parents maternels avaient le même : il contenait de l'eau de pluie, ce qui m’avait bien étonnée quand je les avais rencontrés pour la première fois (à l’adolescence), ne connaissant que l’eau provenant d’un robinet ou en bouteille. En l’occurrence, celle que m’a fournie Emma est vide depuis belle lurette. Je revois son air coupable lorsqu’elle m’a avoué : « Désolée, je garde les plus grandes, tu comprends… » et lui adresse en pensée : « Pas grave, tu vois, je me débrouille toujours. »
Malheureusement, l’eau y est croupissante et je n'ose pas la boire ; je m’asperge cependant le visage avec ce liquide douteux et je poursuis péniblement ma route jusqu’au hameau suivant. La soif est devenue difficilement supportable.
Cette fois-ci, j’arrive devant une maison dont la façade aux tons de terre cuite semble assez récente : cela me rassure. Je chausse alors mes escarpins et je me manifeste.
Une femme d’une cinquantaine d’années m’ouvre. Elle est déjà coiffée et je me fais la réflexion qu’elle doit avoir un bon coiffeur, mais avant toute chose, je lui réclame un verre d’eau plutôt que l’adresse de cet artiste !
— Attendez, j'enfile une veste.
Qu'est-ce qu'une balme ?
--> Un toponyme spécifique, tantôt mot commun, tantôt nom propre, peu usité, mais notamment en région lyonnaise et tout particulièrement niché sous la colline de la Croix-Rousse, où se déroule mon roman Dernière ambition. J’aime ce mot simple et pointu. Ce substantif féminin désigne une cavité naturelle, mais aussi une légère élévation de terrain. Au pied de la célèbre colline, ce passage indispensable, mais peu connu, se situe entre le plateau de la Croix-Rousse et la Saône. Issu du gaulois "balma"– c’est dire qu’il vient de loin –, il référait à l'origine à une grotte ou un abri sous un escarpement rocheux.
Montée de Serin ou Montée des Esses à la Croix-Rousse
Ici, les
Balmes sont traversées d'une rue en lacets et d'un escalier appelé Montée Hoche. Elles relient le quartier de Serin, le long de la Saône, à la partie ouest du Boulevard de la Croix-Rousse. La
Montée de Serin ou
Montée des Esses évoque le serin, ce petit oiseau chanteur au gazouillis particulier, dont l'appellation latine
serinus fait référence au canari. Cette voie a bénéficié d'un impôt spécial en 1788 pour la rendre praticable, mais il fallut attendre 1840 pour que les travaux aboutissent à son tracé actuel. Elle est longé par un escalier aux fines marches, célèbre du fait du passage de Napoléon... et plus récemment de l'Urban Trail !