L'entrée en matière est longue, presque lourde. C'est que le climat des quartiers pauvres de Naples, dans les années après-guerre, est plombé. Il y a la violence, mais aussi le mépris et la bêtise.
Elena et Lila, devenues amies dès l'enfance, tentent de le dépasser, ce marasme ambiant, Elena en se lançant dans les études, Lila en refusant de se laisser imposer la volonté des hommes, de son père puis des jeunes gens trop empressés.
Une certaine ambiguïté habite le lien qui les unit. Lila peut être cassante, parfois silencieuse. Elena éprouve de la jalousie : Lila montre des capacités intellectuelles étonnantes, elle plaît ; Elena trime et n'attire que des regards soumis ou malsains. Cependant, bien qu'elles prennent des directions différentes, elles retrouvent, quand elles sont ensemble, une force qui leur permet de comprendre et de contourner la laideur de leur milieu.
Un format inhabituel entre témoignage et guide. Pour ne pas se laisser prendre dans les embûches du parcours de chercheur…
Désabusée, Alice se morfond entre un patron hargneux et une famille dont elle se sent étrangère. Les seules personnes qui trouvent grâce à ses yeux sont les hommes qui la courtisent. Les humiliations cocasses de son supérieur hiérarchique, quelques rares moments de connivence en famille, un peu de douceur dans les bras d’un amant, voilà tout ce qui la sort, parfois, d'une langueur envahissante.
En fait, son présent à elle, c’est l’année qu’elle a passée en Australie dont elle se remémore avec délice les tribulations
. La quarantaine, célibataire, l’héroïne est par moment audacieuse. Elle ne manque pas d’ironie, ce qui donne de l’humour à un texte en français impeccable, -- dont la seule concession est un langage parlé désinhibé, en particulier dans les apartés sarcastiques du milieu professionnel --. On y trouve aussi une sympathique intrusion de la langue anglaise et des envolées poétiques pour les souvenirs en flash-backs. L'auteure nous livre la vie de Guy, le vieil homme dont elle occupe la maison.
La guerre l'a privé de père et l'a laissé acariâtre. Accablé, il n'a pas pu aimer.
Elle souffre, elle, d'un père fuyant, maltraité.
Elle a acheté la maison par l'intermédiaire des filles de Guy. Il y revient, ce qui crée une situation rocambolesque dont on s’accommode rapidement. La présence du vieillard est finalement bienvenue dans la vie de l'écrivaine esseulée.
La comtesse porte un regard condescendant sur son entourage, son fils compris. Certes, il s'est entiché d'une femme dont les…
Nathalie vit une histoire d'amour sans faille, jusqu'au jour de l'accident mortel de son mari François. Après un passage à…