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Duchère : un écoquartier majeur de Lyon


La Duchère, écoquartier, ouverture à l'écologie




Le 9ᵉ arrondissement de Lyon, et plus particulièrement le quartier de la    Duchère,  est souvent associé à sa transformation urbaine et aux    initiatives écologiques.



🌿 Écoquartier




Tour panoramique Duchère
Énergie, mobilité et nature : les piliers du label

La Duchère, ainsi que Confluence, sont les deux écoquartiers majeurs de Lyon et s'engagent dans une transition écologique  pour un développement durable. À la Duchère, ce label (national) obtenu depuis 2013 se traduit par différents aspects :

Une chaufferie à bois collective alimente un grand nombre de logements en énergie renouvelable et une liaison piétonne relie la Duchère à Écully et Vaise, réduisant la dépendance à la voiture.
Renaturation : le parc du Vallon, surnommé le « Poumon vert du 9ᵉ », s'étend en plein cœur du quartier. Un ruisseau, autrefois canalisé, a été remis à l'air libre.
Espaces verts : plus de 70 hectares d'espaces verts et un hectare de toitures végétalisées, dont des potagers partagés.


Ces projets prennent du temps. Des difficultés se dressent parfois (discussions animées au sein des copropriétés, problèmes techniques comme l'embouage des canalisations de chauffage, mobilier urbain à réparer ou remplacer). Pourtant, l'écoquartier, qui aurait pu sembler utopique à l'origine, est une norme maintenant habitée.

L'autoédition

autoédition

L'autoédition à Lyon et au-delà

L'autoédition permet bien des rencontres. À mes tout débuts, j'ai rencontré un auteur (devenu prolifique) au Chaudron des livres, dans le département de la Loire dans la région de Feurs. J'avais effectué une relecture d'un de ses livres et par la suite, nous avons partagé bien des moments en salon ou dédicaces conjointes. 

Cette collaboration s'est élargie. J'ai eu la chance d'échanger avec d'autres auteurs, au salon de l'autoédition de Lyon par exemple. Puis le groupe Les Indés se livrent s'est constitué, pour se serrer les coudes. J'ai continué d'écrire et c'est grâce à de nombreux partenaires : relecteurs, des graphistes aussi, que j'ai poursuivi mon travail dans cette activité exigeante. Je pense aussi à des personnes qui soutiennent fidèlement les écrivains, par principe. 

Mais je garde bon souvenir de ces premiers contacts. 

Et je lui laisse la parole pour vous parler de ce milieu particulier, au combien enrichissant et solidaire :

Le salon : coming out de l'auteur auto-édité

salons littéraires auteurs auto-édités

Est-ce que ça vaut (encore) la peine ?

Quand on évoque les salons du livre, surtout en tant qu'auteur indépendant, l'image qui vient à l'esprit est celle d'une longue journée et de la déception face au faible nombre de ventes. De mon côté, si je l'ai vécu ainsi également, j'ai finalement toujours remporté de bons souvenirs de mes salons. Cette participation, pour moi, donne corps et réalité à mon activité d'écriture. Ma présence sur les salons, notamment en région lyonnaise et dans la Loire voisine, est devenue essentielle.

L'objet symbolique : créer le lien

Installation spartiate


Dès mon arrivée, j'installe mon stand avec éventuellement une nappe, des porte-livres (dont un lutrin en bois) et autres accessoires (par exemple, un chemin de table brodé pour un marché de Noël). Pour des raisons de coûts, j'imprime de simples flyers papier pliés en livret, avec tout de même la couverture de mes livres. Y figurent une note de contexte et surtout mes avis de lecteurs : une accroche facile pour ceux qui me visitent.

Salon de Villefranche
Kakemono (bannière horizontale)


Idem, par économie, j'ai un kakemono récupéré d'une association, pour lequel j'ai fait réimprimer une toile. Principe simple, qui me semble en adéquation avec l'activité d'écrivaine : j'indique, aux cotés des couvertures de mes livres, des mots-clefs correspondant à l'histoire de mes romans.

Mon dernier roman, À la hauteur, n'y figure pas. Cependant le fond est vert : considérons le comme un clin d'œil à mon éco-fiction venue depuis.

Touche personnelle

J'aime utiliser des éléments qui évoquent l'histoire de l'écriture : rien de tel qu'un vieil encrier et une ancienne plume à encre pour engager la conversation. Je me souviens d'ailleurs d'une dame qui est venue me voir spécialement à ce sujet ; elle m'a confié que cet objet précis avait marqué ses premiers pas en tant qu'écrivaine. C'est à la fois touchant et une confirmation que ces petites touches personnelles créent des liens forts.

Récemment, j'ai acquis une enluminure. Je suis ravie de pouvoir agrémenter mon espace avec cet objet symbolique des premiers écrits. Il a d'ailleurs une double vie : il deviendra la couverture de mon futur livret pour enfants ! À découvrir ce samedi 6 décembre à la Halte de Vaise (Lyon).

Le parcours du demandeur d'asile en France

Parcours fictif d'un migrant afghan en France

La Convention de Genève : fondement de la protection


Le choix de l'exil est souvent dictée par la peur et l'urgence. L'arrivée en France, pour un réfugié, ne marque pas la fin des épreuves, mais le début d'un processus administratif et psychologique intense : la demande d'asile. Ce parcours est encadrée par la Convention de Genève qui offre des garanties, mais reste compliquée pour ses bénéficiaires. Elle définit le réfugié comme toute personne qui ne peut ou ne veut se soumettre à l'autorité de son pays d'origine en raison de craintes bien fondées d'être persécuté. 

Pour les États signataires, cela implique une obligation solennelle : accorder une protection internationale (temporaire ou permanente) aux personnes reconnues comme réfugiées.

Ehsan
Quand j'ai commencé à donner corps à mon personnage réfugié pour mon prochaine novella : Ehsan, j'ai ressenti un sentiment de fierté d'appartenir à un pays signataire de cette convention.



Les règles d'or de la demande : temps et territoire


La demande d’asile doit être déposée dans un délai contraint, généralement entre 90 et 120 jours après l'arrivée.

Cependant, une règle fondamentale s'applique : le demandeur doit déposer sa requête dans le premier pays européen d'arrivée où ses empreintes ont été enregistrées (comme l'Allemagne ou Lampedusa, par exemple). Une demande faite dans un pays ultérieur, si ce n'est pas le premier point d'entrée, peut être considérée comme dilatoire et compliquer la procédure (règlement de Dublin).

Ehsan, mon personnage, lui est arrivé directement en France (hypothèse difficile à étayer, surtout qu'il résidait encore à Kaboul, après le 15 aout 2021 : prise de pouvoir des Talibans qui n'autorisent plus d'émigration par la suite.)

En France, la première étape administrative se fait à la préfecture du lieu de résidence. Pour cela, l'obtention d'une domiciliation est cruciale, souvent facilitée par la solidarité communautaire ou des organismes spécialisés (comme le GUDA, par exemple).


L'épreuve du récit : L'OFPRA

Une fois l'enregistrement préfectoral effectué, le véritable travail commence : la rédaction du récit personnel. Le demandeur a environ 21 jours pour envoyer son histoire à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).

Cet exercice est un stress immense, car c'est point de non-retour : faire une demande d'asile est un acte fort, car cela signifie qu'il n'y a pas de retour possible vers le pays d'origine. Y retourner serait interprété comme un acte d'allégeance au régime que l'on fuit, remettant en cause la crainte bien fondée de persécution.