Soutien de lectrices

Arrêt sur images 11 septembre 2017, chronique de Silly Cassin qui bénéficie d'une première version, en avant-première de mon roman…

De la lectrice à l'autrice, et qui sait, libraire ?

autrice engagée

Quel genre d'autrice suis-je ?

Mon univers


Dans la vie civile, je suis mariée, mère de quatre enfants et je travaille dans le domaine de la finance.


Mes écritures sont témoignages (la difficulté des réfugiés, le microcosme de l'entreprise internationale et ses absurdités), également explorations historiques (l'entre-deux-guerres vue par une femme qui se découvre des racines alsaciennes), voire techniques (le drone, comme outil aux ressources simultanément insoupçonnées et dangereuses).

Le livre sous toutes ses facettes : de la relecture au podcast


Tout en prenant la plume, j'ai par ailleurs soutenu des auteurs en effectuant des relectures et j'ai poursuivi mon parcours de lectrice, ce qui m'a conduit d'une part à être chroniqueuse, d'autre part à m'intéresser à la diversité des parcours éditoriaux, en créant le podcast J'irai lire chez vous.




Une voix engagée dans l'écriture littéraire à travers des activités transverses

L'engagement des jeunes en politique - Dernière ambition

débuts en politique

La beauté de l'engagement politique

Responsabilité politique

 Lors de mes recherches pour l'écriture de Dernière ambition, j'ai au la chance de croiser le chemin d'un d'un jeune politique lyonnais, Marc Augoyard. Ce qui m'a frappée, c'est la sincérité de sa démarche, ainsi que le travail de titan que constituait son activité politique. 

Dans un univers souvent perçu comme cynique, voir ce jeune homme s'engager sur le terrain avec une telle authenticité a été un moteur pour mon récit. Marc incarne pour moi cette politique du cœur, celle qui croit encore fermement au bien commun et au service de la cité. Depuis, j'ai appris qu'après vingt ans de politique, il a cessé tout engagement politique en novembre 2024. « Le temps des grands élus est passé, ce serait bien qu’il y ait de grandes idées », dit-il au journaliste du Progrès qui l'interroge en novembre 2024.

Nécessité de voter

Cette immersion dans les coulisses du pouvoir local, m'a convaincu que j'avais un rôle à jouer en tant que citoyenne : en parallèle, je prenais conscience de mon devoir de voter. 

Ci-dessous, un extrait de mon roman illustrant cette nécessité portée par Nathanaël, un étudiant d'école de commerce qui avait à cœur d'amener ses pairs à prendre part à la démocratie. À travers lui, j'ai voulu explorer comment la sincérité d'un seul peut lutter contre l'indifférence de tout un groupe.

 extrait :


Dimitri faisait amende honorable :

— Désolé, je ne m'y connais pas en politique. Je n'ai même pas pris le temps de m'occuper de ma carte électorale.

— Comment ça ? sursauta Nathanaël, en songeant que Valérie ne pouvait pas rester avec un type si peu engagé. Il ajouta :

— Bon, je t'offre un café.

Le ton était tranchant : il ne lui laissait pas la possibilité de se dérober. Il se mit à lui décrire la nécessité de la politique : elle était au centre de la vie, au cœur des préoccupations de tout un chacun. Il lui raconta les réunions du Parti socialiste, puis le Café Politique de la Croix-Rousse où il avait assisté pour la première fois à une intervention de Riviere.

Et il conclut impitoyablement :

— Les gens comme toi qui ne prennent pas leur responsabilité politique, ce sont eux qui gangrènent le système en fait.

Son ami eut un sourire ironique, Nathanaël refusa de rentrer dans son jeu.

— Non, mais je suis sérieux là, dépêche-toi de réclamer ta carte électorale.

S’il avait suivi l’argumentaire type donné par Hervé, il aurait évoqué le fait que « voter, c'est un droit acquis durement ». Il était censé donner un historique de ce combat, en particulier s’il avait affaire à une femme. Nathanaël n’aimait pas l’Histoire, il aimait l’avenir et avait décidé de procéder à sa façon.

Dimitri le regarda fixement. Il consulta sa montre, hésita, puis conclut :

— Ok, touché. Il va falloir que j'y aille, mais je m’en occuperai, promis.



Nathanaël laissa son ami partir avec satisfaction : Dimitri voterait. Il se rendit à la JE avec le pas… d’un conquérant.

À la hauteur - extrait

À travers les réactions des autres survivants, Sylvain prend progressivement conscience de la catastrophe qu'il vit : une montée des eaux de cinq cents mètres.

Extrait

Tandis que je reprends mon souffle après une interminable montée, j’entends une plainte. Étrange, on dirait une sirène. Enrouée, certes. Je me dirige vers cet appel.

Au bout d'un sentier, les arbres s’écartent et j’aperçois une silhouette longiligne, debout sur un rocher plat surplombant ce qui autrefois, hier, était une plaine surmontée parfois d’un léger nuage de pollution. Une femme, les cheveux détachés sur une robe lui couvrant les pieds, tire des phrasés maladroits d’un instrument qui prolonge sa frêle épaule.

— C’est un violon… constaté-je stupidement.

Elle sursaute en me voyant, mais elle ne s’interrompt pas. Au contraire, le fait que je sois témoin de ses crachotements semble lui donner du courage. Elle tire l’archet avec force. Les doigts de sa main gauche recourbés sur le manche se mettent à vibrer sur les cordes en remontant vers le cœur. Puis un mouvement lent atteint l’océan, les notes en prennent la pulsation. Elle ne s'arrête plus. Le cri s’amplifie, tandis qu’elle le maîtrise dans un balancement. Son poignet est souple et accompagne ses gestes. Je sens des frissons parcourir le haut de mon corps. Si la mélodie n'avait pas été si déchirante, ce courant pétillant aurait été un pur plaisir. Soudain, elle écrase l’archet avec fureur et je distingue un crin sectionné quand elle écarte l'archet. Elle poursuit avec une douceur feinte, le visage douloureux. Moi, je me retiens à un arbre, hypnotisé. Sa musique m’emmène loin, au-delà de l’immensité aqueuse. 

Je ne sais pas comment elle parvient jusqu’à la fin de son trait musical, tellement elle semble y engage toutes ses forces. Quand le flot s’éteint, quelques oiseaux tentent de faire diversion. Craignant qu’elle s’effondre maintenant qu’elle a délivré son message, je m’avance vers elle pour lui enlever le violon des mains. Elle se laisse faire. Je pose l’instrument et la prends dans mes bras et nous mélangeons nos sueurs âpres.

Puis elle s’écarte.

— Ils sont tellement loin, tellement.

La fabuleuse aventure de l'apparition d'internet

Retour vers la découverte d'internet au travers mon roman Dernière ambition

De « l'Internet » au web quotidien : voyage dans les années 90

Du langage d'expert au langage courant : une transition sémantique 

Internet dans les années 1990
Quand on regarde les occurrences d'Internet  par rapport à internet avec une minuscule, on s'aperçoit que si les deux apparaissent dans les années 90 (en partant de zéro), le mot entre maintenant dans le langage courant, en perdant sa majuscule. On parlait même de l'Internet avec l'article. A vrai dire, à ses débuts, les possibilités qu'il offrait étaient inimaginables. 

Et cette aura, par son mystère, sous-tend sans mal le suspense d'une l'intrigue. Pour ma part, revenir sur cette période fondatrice a été un fil conducteur pour mon roman Dernière ambition, dont je vous livre un extrait à propos d'une utilisation du fameux réseau par une organisation obscure.

-> Ici, le patron du club de tennis, a cédé à la pression de membres privilégiés, dont le fait de disposer d'un site détonne.

Reynaud baissa la voix en se penchant sur le côté sans le regarder : 

— Ils appellent ça « la Ligue ». Il paraît qu’ils ont un « site » sur l’Internet et qu’il s’agit d’un groupuscule très fermé.

Il ne lui dit pas que la Ligue l'avait contacté l'année précédente et qu'en l'échange d'une place pour son père dans une maison de retraite, il avait concédé des tarifs avantageux pour ces adhérents très spéciaux.