Soutien de lectrices
Arrêt sur images 11 septembre 2017, chronique de Silly Cassin qui bénéficie d'une première version, en avant-première de mon roman…
Arrêt sur images 11 septembre 2017, chronique de Silly Cassin qui bénéficie d'une première version, en avant-première de mon roman…
Lors de mes recherches pour l'écriture de Dernière ambition, j'ai au la chance de croiser le chemin d'un d'un jeune politique lyonnais, Marc Augoyard. Ce qui m'a frappée, c'est la sincérité de sa démarche, ainsi que le travail de titan que constituait son activité politique.
Dans un univers souvent perçu comme cynique, voir ce jeune homme s'engager sur le terrain avec une telle authenticité a été un moteur pour mon récit. Marc incarne pour moi cette politique du cœur, celle qui croit encore fermement au bien commun et au service de la cité. Depuis, j'ai appris qu'après vingt ans de politique, il a cessé tout engagement politique en novembre 2024. « Le temps des grands élus est passé, ce serait bien qu’il y ait de grandes idées », dit-il au journaliste du Progrès qui l'interroge en novembre 2024.
Cette immersion dans les coulisses du pouvoir local, m'a convaincu que j'avais un rôle à jouer en tant que citoyenne : en parallèle, je prenais conscience de mon devoir de voter.
Ci-dessous, un extrait de mon roman illustrant cette nécessité portée par Nathanaël, un étudiant d'école de commerce qui avait à cœur d'amener ses pairs à prendre part à la démocratie. À travers lui, j'ai voulu explorer comment la sincérité d'un seul peut lutter contre l'indifférence de tout un groupe.
extrait :
À travers les réactions des autres survivants, Sylvain prend progressivement conscience de la catastrophe qu'il vit : une montée des eaux de cinq cents mètres.
Extrait
Tandis que je reprends mon souffle après une interminable montée, j’entends une plainte. Étrange, on dirait une sirène. Enrouée, certes. Je me dirige vers cet appel.
Au bout d'un sentier, les arbres s’écartent et j’aperçois une silhouette longiligne, debout sur un rocher plat surplombant ce qui autrefois, hier, était une plaine surmontée parfois d’un léger nuage de pollution. Une femme, les cheveux détachés sur une robe lui couvrant les pieds, tire des phrasés maladroits d’un instrument qui prolonge sa frêle épaule.
— C’est un violon… constaté-je stupidement.
Elle sursaute en me voyant, mais elle ne s’interrompt pas. Au contraire, le fait que je sois témoin de ses crachotements semble lui donner du courage. Elle tire l’archet avec force. Les doigts de sa main gauche recourbés sur le manche se mettent à vibrer sur les cordes en remontant vers le cœur. Puis un mouvement lent atteint l’océan, les notes en prennent la pulsation. Elle ne s'arrête plus. Le cri s’amplifie, tandis qu’elle le maîtrise dans un balancement. Son poignet est souple et accompagne ses gestes. Je sens des frissons parcourir le haut de mon corps. Si la mélodie n'avait pas été si déchirante, ce courant pétillant aurait été un pur plaisir. Soudain, elle écrase l’archet avec fureur et je distingue un crin sectionné quand elle écarte l'archet. Elle poursuit avec une douceur feinte, le visage douloureux. Moi, je me retiens à un arbre, hypnotisé. Sa musique m’emmène loin, au-delà de l’immensité aqueuse.
Je ne sais pas comment elle parvient jusqu’à la fin de son trait musical, tellement elle semble y engage toutes ses forces. Quand le flot s’éteint, quelques oiseaux tentent de faire diversion. Craignant qu’elle s’effondre maintenant qu’elle a délivré son message, je m’avance vers elle pour lui enlever le violon des mains. Elle se laisse faire. Je pose l’instrument et la prends dans mes bras et nous mélangeons nos sueurs âpres.
Puis elle s’écarte.
— Ils sont tellement loin, tellement.
Je sais que je ne devrais pas me laisser attendrir par cette histoire, qui s'articule presque trop bien autour des…
Et cette aura, par son mystère, sous-tend sans mal le suspense d'une l'intrigue. Pour ma part, revenir sur cette période fondatrice a été un fil conducteur pour mon roman Dernière ambition, dont je vous livre un extrait à propos d'une utilisation du fameux réseau par une organisation obscure.
-> Ici, le patron du club de tennis, a cédé à la pression de membres privilégiés, dont le fait de disposer d'un site détonne.
Reynaud baissa la voix en se penchant sur le côté sans le regarder :
— Ils appellent ça « la Ligue ». Il paraît qu’ils ont un « site » sur l’Internet et qu’il s’agit d’un groupuscule très fermé.
Il ne lui dit pas que la Ligue l'avait contacté l'année précédente et qu'en l'échange d'une place pour son père dans une maison de retraite, il avait concédé des tarifs avantageux pour ces adhérents très spéciaux.